Vous avez gagné

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C’est bon, on a compris : vous avez gagné, racailles – et nous avons perdu. Vous êtes la Nouvelle-France, et nous sommes les Vieux-Français. Ce pays, il est à vous : faites-en ce que vous voulez, dépouillez-le, pillez-le, videz-le, ce n’est jamais qu’un supermarché qui vous a donné une carte d’identité. Volez, violez, saccagez, attaquez à huit contre un : vous n’êtes bon qu’à ça – vous avez la razzia dans l’âme. Allez-y : servez-vous, blédardisez-le, faites-en le tiers-monde d’où vous venez, brûlez-le, et ruinez jusqu’à ses ruines. Vous êtes la Nouvelle-France, nous sommes les Vieux-Français : avant vous, nous ne criions pas quand nous étions heureux, notre musique n’était pas vos youyous, nos jeûnes n’étaient pas les vôtres. Nous aimions les visages, et nous aimions les regards ; nous représentions Dieu, et nous représentions les femmes ; nos joies n’étaient pas vos cris et vos pillages n’étaient pas dans nos mœurs ; nous aimions la beauté, et vous êtes laids.

Mais c’est fini : votre laideur a triomphé, vous êtes la Nouvelle-France. Chaque voiture brûlée, chaque attaque de pompier, chaque insulte, chaque viol, a été une défaite de plus. Nous avons eu le tort de confier notre destin à des salauds qui vous ont laissé nous envahir. Maintenant, c’est trop tard : vous avez gagné – plus rien n’est à nous. Alors, nous vous la laissons, notre patrie, avec vos cris, vos crimes, votre crapulerie, votre puritanisme de sous-développés, votre illettrisme, votre barbarie, vos mœurs crétines, vos djellabas de mon cul, votre Coran de mes couilles, votre connerie de ramadan, votre haine des juifs, des femmes et des chiens, vos combines de petits salauds, vos mauvais coups, vos deals de coins de rue, vos joints de bas d’immeuble, votre absence d’honneur, vos mensonges, vos vanités et votre lâcheté – vous avez gagné.

Nous avions une patrie, nous vous avons laissé la prendre. Trop de points-retraite, trop de vie à crédit, trop de confort, de mesquinerie et de compromis petit-bourgeois : nous avons été vaincus sans combattre – il est trop tard, désormais, tant pis pour nous. Et tant pis pour vous : votre Nouvelle-France, nous vous la laissons, elle n’est pas à nous, nous n’en voulons pas. Vous y serez seuls – avec les ailegébétéculs, les gays noirs en collants et les non-binaires aux yeux fixes de sardines à l’huile ; avec les Femen, les Schiappa et les désertées du Points G ; avec les fanatiques du tri sélectif et les végans hallal-compatibles ; avec les antiracistes arcs-en-ciel et les mielleuses d’Eurovision – avec tous ceux qui vous ont tant aimés, et nous ont tant haïs. Arrangez-vous entre vous : on va bien rire – ce sera notre seule joie. Vous avez mille ans pour égaler Chartres, Couperin, Pascal, Renoir et Proust – mille ans pour mourir. Nous, c’est fini, nous retournons à nos jardins – et ne vous en approchez pas : nos fusils ne sont pas en bois et nos chiens ne sont pas végans.

Mardi 17 juillet 2018

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La nouvelle règle des trois unités

 

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La joie est si viciée, corrompue, véreuse, qu’elle se change immédiatement en laideur, puis en hystérie, enfin en violence – cette nouvelle règle des trois unités. La coupe du monde n’y a pas échappé, évidemment. On a vu paraître, avant le match, trois créatures invraisemblables : un rappeur à tatouages, lourde chaîne, blouson, pantalon noir étroit et casquette avec visière latérale, posée règlementairement comme une casserole à l’envers (pour figurer la sottise ou la démence, on dessinait un entonnoir, je recommande la casquette) ; puis une fille brune avançant avec des prétentions lascives, dans une tenue argentée, une sorte de costume de cosmonaute inachevé, qui lui découvrait le ventre et les cuisses ; enfin, tout en blanc, un ancien acteur de cinéma industriel. Tout ce petit monde se retrouva sur une estrade, poussa des cris, grogna dans des micros, tandis qu’autour d’eux et à leurs pieds s’agitaient d’autres créatures, dans une vaste chorégraphie de la laideur.

Quand on parle de mondialisation, on parle souvent d’économie, rarement de laideur. On interroge Alain Minc et Alain Duhamel, qui n’y connaissent rien ; jamais Madonna ni Maradona, qui connaissent tout ça mieux que personne. La laideur, par les satellites et les réseaux, traverse les océans et les continents ; et, par les voix, les vêtements, les gestes, les mots, fabrique des corps mondiaux, et mondialement laids. Le rappeur, par exemple, avec ses tatouages idiots et sa casserole grotesque, était manifestement hispanisant[1], mais ça n’avait aucune importance : il aurait pu être de Manchester, de Vitrac-les-Saligues ou de Singapour. Son corps, ses intonations, sa façon de tenir son micro, sa montre en or, tout chez lui était mondial, et d’abord, donc, sa laideur.

Celle-ci domine désormais tous les types de bondieuseries laïcardes : défilés militaires, « marches blanches » et festivités jack-languiennes. Pendant cette coupe du monde, on a même réussi à rendre affreux les ballons, couverts de polygones dissymétriques, faits de mosaïques colorées, avec un angle dentelé comme un toit d’usine. Comment peut-on réussir à enlaidir à ce point l’objet ludique le plus simple au monde – une balle ? Comment peut-on réussir à ne pas lui conserver l’harmonie et l’équilibre nés de sa circularité ? C’est que la bêtise a horreur du vide, et donc de la beauté : sur les ballons, les maillots, les chaussures, mais aussi les mers, les montagnes, les châteaux, elle doit imprimer sa marque, et le nom de ses sponsors.

Après la laideur, l’hystérie : les joueurs qui ont marqué un but hurlent en courant, se roulent par terre, s’arrachent le maillot et se sautent dessus comme s’ils avaient avalé de l’ergot de seigle ; les supporters, c’est pire, puisqu’ils sont plus nombreux : ils vocifèrent, pleurent, descendent dans les rues, klaxonnent, courent, boivent et crient en cœur « Sékeduboneur ! » On ne voit pas comment on ne peut pas parler de démence, et on répugne à rappeler que le sport de l’ère aristocratique, avant que l’hyper-démocrate ne le détruise, comme il détruit tout ce qu’il touche, avait été le contraire exact de ce délire : sa première règle, et sans doute l’essentielle, était la domination de soi, la modestie dans la victoire et le fair play.

La laideur produit de l’hystérie, et l’hystérie de la violence – des policiers attaqués, des véhicules incendiés, des vitrines brisées, des magasins pillés, des rues saccagées. Ces scènes suivent désormais tous les évènements : le 14-Juillet, un accident, des caricatures, le mariage d’Aïssa et Kader, un contrôle de police, la fin du ramadan – tout, désormais, est prétexte : il ne s’agit plus de « fêter », de « déplorer », de « commémorer », mais de montrer qui fait la loi. Ainsi marchent côte à côte la laideur, l’hystérie et la violence, trois prédations qui saccagent la beauté, le silence et la civilisation, comme elles saccagent par leurs efforts conjugués la France et s’apprêtent à prendre le pouvoir par le caïdat.

 

Lundi 16 juillet 2018

 

[1] Il s’appelle Nicky Jam et il est né d’un père portoricain et d’une mère dominicaine.

Le sourire de Macron

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Il souriait de ce drôle de sourire, dissymétrique, qui lui fait un coin de lèvre inférieure plus bas que l’autre, et découvre ses dents écartées, comme mal plantées. Ce sourire, c’est celui de l’enfant un peu vicieux, qui a fait une saloperie, et qui jouit qu’on l’apprenne. Le 14 juillet 2017, son sale coup, il en était si fier qu’il se tournait vers le président américain pour s’en réjouir avec lui. Mais Trump, impassible, ne souriait pas, n’approuvait pas, ne répondait pas à ces signes de connivence : il finit par croiser les bras devant le spectacle qu’il avait sous les yeux.

Ce spectacle, c’était la fanfare inter-armée qui jouait Daft Punk au tuba et au clairon, en frappant des tambours, marchant en avant, en arrière, faisant des pas de deux, tournant sur elle-même et lançant des bâtons, comme des majorettes. Et ça, de transformer l’armée en orchestre de feria, ça le mettait en joie, Macron. Il souriait, et se tournait de temps en temps vers Trump, qui ne réagissait toujours pas.

Que pouvait-il se dire, d’ailleurs, ce Trump, à la réputation si mauvaise ? « C’est ça, l’armée française ? » Oui, c’est ça, l’armée française. Celle de Camerone et de Solférino, de Cambronne et de Bugeaud. Oh ! bien sûr, Trump en a fait, lui aussi, des affreusetés, des berlusconneries, du temps qu’il n’était pas président… Mais, que l’on sache, depuis qu’il l’est, il s’en tient à sa fonction, et ne lui fait pas honte.

Le public riait, applaudissait, en chaloupant, ivre de bonheur devant cette humiliation, et les généraux multi-décorés aussi, frappant des mains et battant la mesure. On avait envie de leur sauter à la gorge et de leur arracher leurs médailles pour leur rappeler que, pendant ce temps, quelque part dans le monde, un lieutenant, un adjudant, un sergent tombaient dans des embuscades ou sautaient sur des mines. Ils croyaient mourir pour la patrie, ils mouraient pour des gens qui riaient de les voir en majorettes.

C’était en 2017, et on avait de quoi être inquiet, en voyant revenir la fête nationale. J’ai préféré ne pas la regarder – d’autant que peu avant on a eu droit au pandémonium inouï de la fête de la musique qui vit l’Élysée se transformer en bar technoïde ailegébétécul, avec gogo-dancers noirs, en tee-shirts moulants et transparents, se déhanchant avec des lenteurs de girafe dans leurs minishorts en jean, agitant les bras, poussant des cris de dindon sur une « musique » de fin du monde, « mixée par des DJ ». Il y avait même des paroles à leurs « chansons », et elles disaient : « Ce soir, brûlons cette maison. Ce soir, brûlons-la complètement. »

On ne le voyait pas, Macron, pendant ce temps ; mais on imagine qu’il souriait. Tout paraît faux, chez lui, sauf ce sourire tordu. Tout est fabriqué, et d’abord sa façon de marcher, avec cette lenteur démonstrative supposée lui donner de la majesté. Tout est faux, chez lui, sauf ce sourire de hyène, où il a l’air de se mordre la lèvre pour s’empêcher de ricaner : la vérité de ce sourire, il n’arrive pas à la masquer, c’est le sourire de l’adolescent arrogant aux rêves de trader ; celui du banquier d’affaires qui voit les édentés comme des endettés qui ne sont rien parce qu’ils n’ont plus rien, et les Vieux-Français comme des lépreux qu’il faut remplacer par des travestis noirs cambrés comme des putains ferrant le client. – On voudrait qu’il existe un Dieu pour qu’Il nous venge de ce sourire.

 

Dimanche 15 juillet 2018

Les deux mondes

 

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Il y avait deux mondes : le premier était édénique, le second atroce. Les hommes du premier monde étaient drôles, riches et intelligents ; ceux du second sinistres, pauvres et bêtes. Les premiers montraient leur paradis aux seconds, et les accusaient de mentir, d’inventer un monde à leur image : haineux, violent, rabougri, moisi et miteux. Si l’accusation agaçait beaucoup les hommes du second monde, ceux-ci ne doutaient pas qu’il existait deux mondes, puisqu’on leur montrait le premier, et qu’ils vivaient eux-mêmes dans le second ; mais ces deux mondes, en déduisaient-ils, étaient si étrangers l’un à l’autre qu’ils ne se croisaient pas.

C’est l’acharnement des hommes du premier monde à nier qui éveilla les soupçons des hommes du second : et si c’était le premier monde qui n’existait pas, pas du tout, s’il n’y avait pas deux mondes, mais un seul, que les uns trouvaient édénique, et les autres atroce ? Et en effet. Il y avait un seul monde, mais deux types d’hommes, un seul monde, mais deux regards, et deux types d’âmes, dont l’une était faussée : elle ne mentait pas, elle inversait – et prenait le long pour le large, le haut pour le bas, le beau pour le laid.

Pour ces âmes-là, niveau-montistes, spécistes et genrées non-binaires, la musique était bruyante, le lion végétarien et Philippe Claudel écrivain ; des étrangers illettrés amélioraient très nettement les mœurs et l’économie ; un jeunomme qui naissait, c’est une bibliothèque qui brûlait ; un homme aux yeux de sardine à l’huile disait qu’il n’était pas un homme ; des DJ mixant de la musique électro sur le perron élyséen, c’était fou et fun.

Dans ce monde de vaches carnivores, de bacheliers analphabètes et de rugbywomen, tout était à retourner. C’était une chose que d’avoir conscience de l’inversion, c’en était une autre que de se représenter tout ce qu’impliquait le retournement de chaque idée, de chaque image, de chaque mot, de chaque son. Il y faudrait une vie – « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort », selon Bichat. Pourquoi y résister, d’ailleurs ? Autant aller se noyer. Mais l’océan n’est plus qu’un conteneur à déchets couvert d’eau. Même la mer est inversée.

Lundi 9 juillet 2018

 

 

La vie perpendiculaire

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On pourrait se contenter de lire. Ce serait bien suffisant pour une vie – et cette vie-là serait perpendiculaire à l’autre, qu’elle croiserait, doublerait, survolerait ; elle n’en serait pas moins réelle, ni moins palpable et dense. Rien n’est plus juste que la phrase de Wilde, que l’on cite toujours : « La mort de Lucien de Rubempré est le plus grand drame de ma vie. » On cite moins celle de Mauriac : « Et nous, nous bercions dans leurs tombeaux ces morts bien-aimés. » Que de larmes sur ces drames de papier, quand tant de cercueils auront laissé nos yeux secs… C’est que les livres ont leurs propres deuils, leurs propres cimetières, qui ne sont pas moins peuplés que les nôtres.

Un « journal de lectures » serait donc une vie seconde, qui dirait tout du lecteur et rien du livre. Celui de Christopher Gérard, Quolibets, paru aux éditions L’Âge d’homme, en 2013, dit tout du lecteur et du livre : il est d’ailleurs, indique l’auteur, un « autoportrait en pointillé » – dis-moi qui tu lis, je te dirai qui tu es. Qui est donc Christopher Gérard ?[1] Un écrivain belge de langue française, porté vers des irréguliers souvent méconnus et presque toujours mal-aimés. À cet égard, je ne voudrais pas le dénoncer à Mme Ernaux, à M. Adam ni à leurs confrères choucas, mais je me demande s’il n’est pas un peu anti-moderne. Moi qui ne le suis pas du tout, ou bien un peu aussi, malgré tout, je me félicite de n’avoir lu ce livre que maintenant : son auteur aurait pu croire que je le plagiais, tant il a des formules que j’utilise moi-même, y compris ici.

En revanche, Christopher Gérard n’est pas comme moi : il ne passe pas son temps à médire et maudire ; il a choisi de ne mettre en valeur que les écrivains qu’il admire. Il le rappelle d’ailleurs dans sa préface : l’expression « quod libet » signifie « ce qui plaît ». Parmi les soixante-huit écrivains qu’il a choisis, nous découvrons, honteux, que si les noms de beaucoup nous sont familiers nous n’en avons souvent rien lu. Il faudrait dix existences pour mener une vie perpendiculaire digne de ce nom. Ainsi, je me fais fort, depuis quelques années, de lire les livres de Michel Mohrt : je n’en ai rien fait, pour le moment – et ce n’est pas ce qu’en dit Gérard qui va me guérir de mes remords… (Un jour, j’écrirai « Mohrt et mes remords »…)

Comme il a le mot sûr et la grammaire précise, Gérard croque en quelques pages Drieu, Dupré, Morand, Marceau, Matzneff, Raspail, et en quelques lignes Camus, Cluny, de Roux, Millet, Muray, Venner, Volkoff, dont il offre chaque fois une vue synthétique, comme une introduction à l’œuvre entière. Ces portraits simples et élégants témoignent de la connaissance intime, sans forfanterie, que l’auteur a des écrivains qu’il évoque. Une des dernières pages est consacrée à celui dont j’avais autrefois les longues et larges moustaches peintes par Theo van Rysselberghe au-dessus de mon bureau : Verhaeren, « l’un des maréchaux de nos Lettres », « le Walt Whitman » belge. Oui, et l’impeccable et lyrique poète des Villes tentaculaires et des Campagnes hallucinées, que j’aime au-delà de tout, tant il eut sur mon adolescence un effet (être Verhaeren ou rien) à nul autre comparable : « Ô peuple de héros par la mort transformés, / Depuis que vous voilà disparus sous la terre, / Dans l’innombrable deuil et dans la nuit austère / Vous êtes la clarté de l’ombre où vous dormez. »[2]

Il était naturel qu’un tel livre, qui témoigne de cette « clarté de l’ombre où dorment » tant d’écrivains que nous admirons, ouvrît le solstice d’été, et fermât ce blog pour quelques semaines. Ce blog, j’ai commencé à le tenir le jeudi 8 août 2017 ; j’y ai publié deux cent quatre-vingt-quatre textes, environ un par jour, ce qui est sans doute trop. À moins que l’envie d’écrire quelques lignes ne me prenne, de temps en temps, je n’y remettrai pas les pieds avant un mois et demi.

J’en profite pour rappeler qu’il reste quelques exemplaires de L’Ivraie, pour ceux qui souhaiteraient lire ce roman avant sa parution officielle, le 29 août ; et que l’on peut aussi acheter le pamphlet Les Nouveaux Vertueux, et le livre de Jérôme Vallet Conversation avec Bruno Lafourcade. Il suffit pour cela de m’envoyer un mot à boshimans@yahoo.fr.

Dimanche 24 juin 2018

[1] Christopher Gérard publiera, le 30 août, aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, Le Prince d’Aquitaine, un roman. (Voici sa présentation par l’éditeur : « Un fils s’adresse au fantôme paternel ; il retrace un triple parcours spirituel, esthétique et moral étalé sur un siècle et qui prend sa source à l’automne 1914, quand un obus allemand fracasse le destin de sa lignée. Méditation sur les blessures transgénérationnelles comme sur la faillite d’une époque, Le Prince d’Aquitaine est un roman à la veine blasonnée et secrète, qui témoigne d’un cheminement douloureux et stoïque pour… le meilleur du talent. »)

[2] « Les Tombes », 1916.